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Habibata Cissé a décidé, avec des amis, de monter l’Ong SOS Diabète Mauritanie. Son objectif est de contribuer à soulager les patients de cette pathologie très répandue dans le pays et dans le monde.

l’Ong SOS Diabète Mauritanie fonde son action sur l’idée que seules une prise de conscience des patients et la synergie des actions des pouvoirs publics, de la société civile et des organisations internationales travaillant dans le domaine de la santé peuvent permettre de prendre en charge les nombreux patients, notamment les économiquement faibles.

Horizons a rencontré Habibata Cissé.

Horizons : On assiste à une recrudescence de la maladie du diabète. Beaucoup de gens trainent avec le sucre de diabète, d’autres se livrent au sport pour atténuer les effets. En tant que présidente d’une Ong qui lutte contre la maladie, pouvez-vous nous en donner les raisons ?

Habibata Cissé : La majorité des diabétiques en Mauritanie ne savent pas ce qu’est cette maladie. Il y a un sérieux manque d’informations.

Parmi les causes de cette maladie, on peut citer la sédentarité. De nombreux Mauritaniens ne font pas assez d’activités physiques.

Dans notre ONG, l’un des premiers buts après avoir expliqué ce que c’est que le diabète, c’est de montrer aux patients comment gérer cette maladie et quelles sont les recommandations pour se prendre en charge quand on contracte le diabète.

Horizons : Quels sont les différents types de diabète qu’on rencontre en Mauritanie et quel est le taux de prévalence de cette maladie? Comment s’en prémunir ?

Habibata Cissé : Le plus fréquent en Mauritanie est le diabète de type 2 caractérisé par une insulino-résistance, c’est-à-dire une insulinopénie relative, qui survient généralement à 40 ans chez les personnes obèses. Ce diabète est hétérogène, il peut également survenir chez les personnes ayant un poids normal. C’est le diabète le plus fréquent en Mauritanie.

Ensuite, vient le diabète de type 1, caractérisé par une carence totale en insuline donc une insulinopénie absolue. C’est un diabète que l’on retrouve très généralement chez des sujets jeunes. Dans notre ONG, nous avons des enfants diabétiques qui sont classés diabète de type 1 et qui sont sous insuline. Enfin, il y a un diabète que l’on retrouve mais dont le taux n’est pas très élevé qui est le diabète gestationnel et le diabète pré gestationnel. C’est un diabète que l’on retrouve chez les femmes enceintes.

Voici les 3 types que l’on retrouve généralement en Mauritanie. Il y a des cas rares de diabète de type 1 lent, le type LADA (Latent Autoimmune Diabètes in Adults) mais qui est rare. Concernant la prévalence qui est par définition le nombre de différents cas de diabète, dans notre pays, il n’y a pas malheureusement de données exploitables publiées pouvant permettre de répondre avec exactitude à votre question..

Horizons : Quelles sont les structures de prises en charge des malades de diabètes en Mauritanie ? Quel rapport votre ONG entretient-elle avec elles ?

Habibata Cissé : Les patients du diabète sont pris en charge par les structures hospitalières et des centres de santé qui dispensent les soins qui sont donnés par des médecins généralistes et en cas de complications, les généralistes réfèrent les patients chez les médecins spécialistes.

Notre ONG n’est pas en rapport direct avec ces structures mais nous y travaillons afin de pouvoir tisser des liens en vue d’une collaboration.

Horizons : Quelles ont été les conséquences de la COVID sur les patients diabétiques ?

Habibata Cissé : L’une des grandes conséquences, c’est que durant la période de la COVID 19, il y a eu une grande rupture des molécules pharmacologiques qui sont indiquées pour les différents types de diabète ; les aéroports et les agences commerciales spécialisées étaient fermés. Ensuite, pendant la vague de COVID 19, les diabétiques étaient moins en contact avec leurs médecins, du coup parmi eux certains sont souvent restés en confinement avec des hyperglycémies et des infections. De ce fait ils ne pouvaient pas donc se rendre dans les structures d’accueil. Seuls les cas urgents voire graves pouvaient être traités, sachant que chez les diabétiques une infection est un facteur déclenchant de déséquilibre du diabète.

Egalement, il y a un risque très élevé qui peut entrainer des conséquences néfastes chez les diabétiques de plus de 65 ans, des patients qui avaient des comorbidités (c’est-à-dire le diabète et l’hypertension artérielle) et qui se retrouvent avec des douleurs thoraciques.

Horizons : Depuis quand avez-vous mis en place votre organisation et quels sont ses acquis ? Avez-vous le sentiment qu’il y a désormais une prise de conscience des dangers de cette maladie chez nos concitoyens ?

Habibata Cissé : Nous avons eu notre récépissé le 12 novembre 2017, mais elle n’a été opérationnelle qu’en fin 2019.

Bien sûr, que nous avons le sentiment de prise de conscience chez nos concitoyens ; d’ailleurs nous avons des témoignages de centaines patients sur notre plateforme qui compte une centaine de diabétiques de notre pays.

Dans cette plateforme, nous menons une éducation thérapeutique pour les malades puisque nous avons compris que les diabétiques étaient peu informés sur leur maladie. La preuve, certains s’injectaient de l’insuline congelé et d’autres prenaient leur insuline quelques heures après le repas.

Pire encore, certains avaient 24 ans d’évolution de diabète et ne savaient pas qu’ils devaient s’injecter de l’insuline avant de manger et d’autres malades ne savaient même pas comment s’injecter de l’insuline. C’est donc un grand pas que nous avons fait franchir aux diabétiques mauritaniens.

Sur cette plateforme, les diabétiques peuvent se parler, échanger leurs expériences et surtout bénéficier de nos conseils donnés par nos médecins (dont un spécialiste et un généraliste).

Maintenant, si nous demandons à ces personnes, qu’est-ce que le diabète, elles arrivent à nous répondre et même à reconnaitre les différents types de diabète.

Horizons : Pour mener vos activités sur le terrain, vous avez besoin de moyens. D’où les tirez-vous ?

Habibata Cissé : C’est une question qui taraude beaucoup de personnes, car nous avons été contactés par des personnes qui souhaitaient travailler avec nous mais il faudrait comprendre qu’actuellement nous ne travaillons que de façon volontaire. Tous les travailleurs de notre ONG SOS DIABETE MAURITANIE, sont des bénévoles.

Aujourd’hui, nous avons des objectifs. D’abord, c’est de mettre les patients dans le tableau de l’autogestion parce que dans l’éducation thérapeutique, nous montrons au malade ce qu’il doit faire quand il a une hypoglycémie ou une hyperglycémie. Ensuite, le glycomètre joue un rôle primordial vu que certains patients qui sont sous insuline à la maison se retrouvent avec des hypoglycémies et dans l’éducation thérapeutique de ces patients, il est demandé de prendre la glycémie 15 minutes après le premier re-sucrage et de toujours continuer le resucrage jusqu’à avoir une glycémie à 1,50 gramme. Enfin, ça serait bien si toutefois les malades avaient leurs propres glycomètres et également permettre qu’ils puissent avoir accès à certains médicaments surtout que la majeure partie d’entre eux n’ont pas les moyens et n’ont pas un revenu financier mensuel. Il est donc difficile pour eux de se procurer certaines molécules indiquées dans leur prise en charge.

C’est un cri de cœur que nous lançons au gouvernement et aux bailleurs de fond pour nous aider dans notre mission afin de nous permettre de disposer d’un certain nombre d’outils clés et indispensables pour les patients diabétiques. Nous continuons toujours à taper aux portes pour qu’un jour, tous les diabétiques du pays puissent donc disposer d’un plateau de soin.

Propos recueillis par Athie Alassane

Source :Horizons (Mauritanie)

 

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