Université: Le Dircab du Président piégé par des étudiants (Alakhbar Info)

Le siège de l’Association des femmes Cheffes de famille (AFCF) a abrité, ce mercredi 23 septembre 2020, un atelier de formation de deux jours sous le thème : concertation avec les acteurs (parlementaires, religieux, érudits, acteurs de la société civile et journalistes) pour l’adoption de la loi sur les violences faites aux femmes et aux filles.

Conduit par l’Association des femmes cheffes de famille en partenariat avec le Fonds Africain pour le Développement de la Femme (African Women's development FUND-AWDF) dans le cadre du plaidoyer pour l’adoption de la loi sur les violences. Engager les acteurs clés dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles, est l’un des objectifs spécifiques de l’atelier.

Au cours de l’atelier, il a été question pour la prévention des violences faites aux femmes et aux filles. Une démarche qui s’inscrit dans le cadre de l’appui à la loi pour son adoption et sa mise en œuvre.

Dans leurs communications les formatrices ( Couro Ly et Ngossé Diop) respectivement chargée de projet et Chargée de suivi et évaluation, ont mis en exergue les principaux points à savoir : l’objectif du projet (contribuer à la réduction des violences faites aux femmes et aux filles par l’adoption de la loi sur les violences, les objectifs spécifiques), inciter l’Etat mauritanien à adopter le projet de loi sur les violences, redynamiser les structures étatiques et on étatiques qui œuvrent dans la question et mettre en place d’une commission de suivi du dispositif les résultats.

Elles ont animé des débats liés à la problématique de la loi sur les violences faites aux femmes et aux filles afin de susciter la participation des acteurs à la construction des messages, des discours et contenus innovants pour sensibiliser la population et, en particulier, des parlementaires, des érudits, des religieux, des acteurs de la société civile et des journalistes sur l’adoption de la loi.

En plus, les résultats attendus feront l’objet d’une présentation. A la suite de cette présentation, les participants entendent donner de la voix à cette lutte à travers notamment la vulgarisation des messages pour une manière de prévenir les violences et de contribuer à enrayer le phénomène de la Mauritanie.

Ouvrant les travaux de l’atelier, Me Aminetou Mint Ely, la présidente de l’AFCF, a évoqué l’importance du thème et combien son adoption est indispensable afin que les femmes et les filles soient protégées et les auteurs de violences (agressions, viols et meurtres) soient punis par loi. Elle a remercié l’ensemble pour la présence aux travaux de la formation.

Au sortir de cet atelier, tous les participants ont pris l’engagement de participer à la lutte contre les violences auxquelles sont exposées les femmes et les filles par la sensibilisation. Ainsi, ils ont décidé de dénoncer à leur manière, les violences faites aux femmes et aux filles. Les débats et les échanges sur le thème de l’atelier ont été fructueux, a-t-on constaté.

Les-à-côtés

En marge à cet atelier, nous avons noté les témoignages de certains participants

Aminetou Mint Mokhtar, la présidente de AFCF

A propos des violences, la recrudescence des viols, des agressions physiques et verbales et les meurtres dans le pays est devenue inquiétante. Même les enfants ne sont pas épargnés, ni à l’abri des viols. Du coup, l’adoption de la loi relative à la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles est indispensable.

Kide Amadou Yéro (Imam et ancien juge)

Face à ce fléau inquiétant, il est important d’adopter la loi contre les violences tout en vérifiant le contenu. Elle doit être en conformité avec l’Islam, ceci dit qu’avec la pratique et l’application de la Charia, le phénomène va disparaitre.

Oumouklezoun Mint Mohamed (Présidente AMEJ)

Ce qui est gênant c'est que l’Etat mauritanien est signataire de plusieurs conventions internationales et membres des organisations internationales qui vont dans le sens des droits humains. Cependant, les femmes et les filles sont victimes quotidiennement de viols, de meurtres, d’agressions et de violences. Alors, nous demandons, l’adoption de la loi.

Fodé Youssouf (Imam)

Les lois en Mauritanie sont en grande partie inspirées de la Charia. S’agissant de cette loi, il est question de revoir cette loi contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Il a déclaré que l’Islam et la loi recommandent la protection de la femme et de ce fait, elle doit être protégée par l’État et la société.

Mais, ce qui pose problème c’est la défense qu’imposent les organisations des défenses des droits de l’homme en faveur d’un auteur de toutes sortes d’agressions ( viol, assassinant, …..).

Aboubecrine SIDI






 

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