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Université: Le Dircab du Président piégé par des étudiants (Alakhbar Info)

Madame Kadiata Malick Diallo, 4e Vice-présidente de l’Ufp, l’élue du peuple fut professeur de Sciences naturelles dans plusieurs établissements secondaires du pays.

Sortante de l’ENS à la tête de sa promotion après une formation de quatre ans. Militante convaincue de la promotion et de l’enseignement des langues nationales. Membre active de l’association pour la renaissance du poular en Mauritanie de 1978 en 1979. C’est par ce canal qu’elle découvrira le Mouvement national démocratique (MND) qu’elle intégrera en 1979 avant d’appartenir à sa direction. Membre du comité de solidarité avec le collectif les veuves et victimes des évènements tragiques de 1989.

Élue en 2006 puis réélue en 2018 députée à l’Assemblée nationale sous les couleurs de son parti, Union des Forces de Progrès (UFP).

Entretien……

L’UFP, votre parti politique connait depuis des années une crise interne profonde. Est-ce que cela vous inspire ?

Kadiata Malick Diallo : Effectivement, l’UFP vit une crise caractérisée par des remous. Et cette crise remonte à des années et elle a atteint des proportions inquiétantes ces derniers temps.

Permettez-moi de rappeler à l’opinion publique que l’UFP c’est le groupe politique clandestin appelé le Mouvement National Démocratique (MND) qui se trouvait au sein du parti, Ufd/Ere Nouvelle, que présidait Ahmed Daddah en 1992. C’est à la suite de certaines divergences avec la présidence de UFD que le groupe avait décidé de se soustraire pour créer UFP.

En fait, parmi nos principaux désaccords avec le groupe du président Ahmed Daddah, on comptait la politique du boycott des élections que nous avions jugé comme étant une démission en matière de politique.

Pour nous chercher à prendre le pouvoir par les urnes, nécessite sans doute une accumulation de forces et d’ailleurs, cette pensée a été notée explicitement dans notre déclaration de politique générale et confirmée lors de notre congrès de 2012.

Entre temps, il y a eu le printemps arabe qui a suscité de l’enthousiasme en Mauritanie au niveau de la classe politique surtout à l’opposition démocratique. De ce fait, l’Ufp, a très rapidement compris que ce qui peut se passer en Tunisie, en Egypte, ou ailleurs ne pouvait pas forcément se produire en Mauritanie.

Parce qu’il faut partir d’une simple analyse de sa situation propre pour savoir ce que peuvent faire les masses et ce qu’elles ne peuvent pas faire. Du coup, ce facteur a été déduit au niveau de l’ufp de la ligne définie par l’opposition, mais, la direction l’a adopté comme les présidents de partis avaient le dernier mot.

Alors comme la ligne du Rahil avait persisté, le boycott des élections de 2013 a fini par triompher et l’Ufp a perdu toutes les 11 mairies qu’elle avait. Face à cette décision qui n’était consensuelle, des militants et cadres sont partis vers d’autres partis y compris ceux de la majorité présidentielle pour se présenter. Ce qui signifie que le mot d’ordre du boycott n’a pas été respecté par les bases qui tenaient à aller aux élections.

Par la suite, je veux rappeler ici que le président avait menacé même de démissionner si le parti n’adopte pas le boycott avec les partis de l’opposition ; un boycott qui est la cause de la dispersion de l’Ufp. A ces points, s’ajoutent d’autres contradictions sur des points du programme dont la défense des droits des minorités, des victimes d’injustices, le refus d’animer en novembre  2017, une conférence pour commémorer les massacres d’Inal et le problème des jeunes qui s’étaient farouchement opposés à une déclaration faite par le président du parti et que la direction exigeait à ce qu’ils soient sanctionnés.

Face à cette mesure à l’encontre des jeunes, des problèmes de dimensions multiples ont apparu au sein du parti et du comité permanent et c’est par la force des médiations que nous nous sommes retrouvés. Malgré de nombreuses divergences sur beaucoup de questions, nous sommes allés aux élections de 2018, et vous savez bien ce que l’Ufp a obtenu comme résultat : aucune maire des 11 que nous avions et 3 députés contre 9 en 2007, malgré l’élargissement de la proportionnalité.

Pire que cela, le groupe de Mohamed Ould Malouloud décide de le porter candidat à l’élection présidentielle au lieu d’opter pour un candidat unique pour le Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU). C’est ce groupe même qui est derrière l'échec d'une candidature unique pour l’opposition et le résultat obtenu (2,44%) était au rendez-vous. Refusant de reconnaitre l’échec, ils continuent à s’en prendre au pouvoir en parlant de fraude. S’il y a eu fraude, il n’est pas la seule victime, elle a touché tous les autres de l’opposition.

Comme tout un chacun, je savais très bien que Mohamed Ould Maouloud n’était pas un candidat porteur et sa candidature était suicidaire pour le parti.

Avec toutes ses conséquences négatives allant du boycott à l’entêtement sur des décisions mal prises, Ould Maouloud et son camp refusent de reconnaitre les échecs et les effets dévastateurs dont ils sont responsables.

Au lieu de chercher à favoriser le climat de la réconciliation au sein de la classe dirigeante, à trouver des solutions aux problèmes dont souffrent avec perspicacité le parti, la direction annonce le lancement de la campagne d’implantation pour une formation qui vit sur ses cendres.

Plus grave que cela, Mohamed Ould Maouloud s’associe aux autorités pour nous empêcher de tenir un meeting par une recommandation de sa part et cela à deux reprises. Ce sont là, les comportements qu'il reprochait aux autorités du pouvoir sortant? L’essentiel pour nous était de faire passer notre message et nous l’avons fait à travers une conférence de presse avec la présence des militants et sympathisants du parti à Nouakchott.

Je précise comme nous avons résisté vaillamment à la répression violente de l’ancien pouvoir, ce n’est pas lui qui nous fera désister. La preuve est que cela fait plusieurs mois que nous sommes en dehors du parti et nous menons aisément nos activités et que nos contacts avec la base sont réguliers.

Je ne peux que souligner le recul spectaculaire des libertés collectives et individuelles dans le pays qui s'est d'ailleurs accentué par la dernière vague d'arrestations qui a touchée des activistes des droits humains et politiques. En matière de démocratie, les pouvoirs doivent veiller sur le développement des libertés d'opinion et d'expression.

Et les sanctions qui se sont abattues sur votre camp ?

Ce n’est pas pour la première fois qu’ils décident de prendre des sanctions contre ceux qui s’opposent aux décisions prises sans discussions.

En 2018, une suspension de 6 mois a été prise contre Youssouf, alors qu’il était président de la section du ksar sur un simple rapport du fédéral de Nouadhibou. Le président n’a pas fait d’investigation et il a appliqué sa vision et cette fois-ci,il est exclu définitivement . Cette une méthode qu’il prend pour réprimer ses adversaires.

Je souligne qu’il n’a levé la suspension qu’à la veille de sa candidature parce que c’était dans son intérêt.

Madame, la députée, politiquement jusqu’où comptez-vous aller avec la présidence du parti ?

J’espère que nous avons épuisé tous les moyens pour appliquer les décisions prises pour le bien-être du parti et de sa politique ; et cela depuis 2011 que nous vivons dans un parti laminé par une tendance, et maintenant on observe.

Comment peut-on collaborer avec une direction de parti qui refuse la critique et l’auto-critique, qui s’engage dans des décisions sans issues, qui ne prend plus en charge les préoccupations des couches opprimées et avec toutes ses fautes, refuse de tirer des leçons de ses erreurs. Selon ma lecture des faits, ces pratiques sont celles qu’on reprochait à l’ancien système et elles justifient qu’il n’y a plus de rapports entre nous.

D’autant que la crise s’intensifie quelle appréciation faites-vous déjà de la campagne d’implantation qui vient de se terminer fin et du congrès national qui s’annonce ?

Faire une campagne d’implantation en moins de trois mois et organiser un congrès alors que le parti est dans une situation de crise, c’est maquiller les réalités des choses devant les militants du parti. Au temps, où, nous étions un parti bien soudé, notre campagne s’étalait sur deux à trois ans.

Au cœur de la crise, parler de campagne d’implantation et de congrès, c’est pousser le parti vers la liquidation et détruire la démocratie. Je pense qu’il serait mieux de recoller les morceaux.

C'est-à-dire ?

Redresser le parti, trouver une solution aux problèmes, dépasser les divergences, aller vers les bases et que la direction reconnait honnêtement ses erreurs du passé.

Quel est le style de vos relations actuellement avec le camp adverse ?

Comme, il s’est engagé dans la voie de la répression qui n’est pas une solution démocratique. Pour cela notre camp a choisi sa technique d’expression et la lutte continue.

Depuis la fin de la durée de votre suspension en décembre dernier, avez-vous été consultée par le président de l’Ufp ?

En réalité, je n’ai pas constaté les effets de la suspension. En plus, la suspension est venue dans un moment, où, mes amis et moi, avions décidé de se démarquer pour avoir une idée de la situation qui prévaut dans le parti.

Et je ne peux pas vous dire que nous avons été approchés, ni contactés. Certainement, ils pensaient que j’allais faire comme un fonctionnaire de l’Etat suspendu qui reprend service dès la levée de sa suspension ou qui reprend service pour que sa suspension soit levée. (Rires)

Votre dernier mot !

Aux militants qui connaissaient l’Ufp, un parti de référence et puissant sur l’échiquier politique national de stopper ses hostilités qui mènent vers sa liquidation par un congrès chimérique. Ils doivent d’ailleurs s’interroger sur la situation dans laquelle vit leur parti sous une direction qui piétine les règles de la démocratie. Alors la politique qui se joue au sommet du parti, est une escroquerie politique vouée à l’échec.

Par Aboubakrine Sidi

 

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