Curieusement, des habitants des villes de l’intérieur du pays notamment Nouadhibou, Atar, Tidjikdja, Akjoujt, Boghé, Rosso, Nouakchott vivent constamment dans une situation de manque d’eau qu’ils qualifient de cruelle.

Cette situation dénoncée par les populations au micro et devant les caméras de la télévision nationale semble appartenir à une époque lointaine et ses malheureux habitants constatent que les promesses faites tardent à se concrétiser, depuis le temps….

Des habitantes d’Atar à l’instar de leurs sœurs  des autres villes ont vivement dénoncé le manque d’intérêt des autorités publiques et locales face à la situation dramatique qui caractérise le manque cruel en eau potable. En matière d’alimentation en eau potable (AEP) les habitants ont déclaré qu’ils ne reçoivent l’eau qu’une heure par semaine et durant la saison de l’été, c’est pire encore puisque l’eau ne coule dans leurs robinets, qu’une seule fois par intervalles irréguliers variant de 3 à 15 jours, parfois.

A la question de savoir comment font alors les habitants d’Atar et de Boghé pour s’approvisionner en eau potable, ces derniers indiquent qu’ils ramènent de l’eau des puits ou de quelques bornes fontaines de très loin, à dos d’âne ou en voiture.

Ces habitants précisent qu’ils arrivent souvent à débourser une somme allant, jusqu’à 20 MRU pour un bidon de 20l pour satisfaire leurs besoins en eau. La mauvaise qualité de l’eau et sa salinité ont été l’objet des critiques de la part des femmes à Atar et Tidjikja.

L’autre gros problème particulier qui caractérise cette situation, à l’instar des autres villes est certainement l’absence totale d’un réseau d’assainissement pour assurer un minimum d’hygiène aux habitants. D’autre part, les habitants se plaignent aussi de l’absence de réseau d’évacuation des eaux pluviales. Face à ce désastre, deux mois sans une goutte d’eau, on nous amène des factures à payer, renchérit un habitant d’Akjoujt.

Non loin de lui, un vieil homme, atteste que les citernes de la société pour alimenter la ville en eau, ont été récupérés par la mairie.

Où sont passés les importantes sommes investies dans les projets d’approvisionnement des villes en eau potable, s’interrogent ces protestataires ?

En face de notre confrère d’EL Mouritaniya qui animé l’émission, ce vendredi 20 Septembre, en début d’après-midi, Mohamed Vall Ould Mohamedou, technicien à la SNDE, chargé de la situation de l’intérieur a déclaré que ces villes seront dotées de réseaux AEP et d’assainissement et que des dispositions seront prises en ce sens. Pour se faire, c’est un projet hydraulique qui sera inscrit dans le plan de développement très large.

Quant à Monsieur Bah Vall Ould Mahfoudh, coordinateur du projet Aftout Es Sahili a précisé que le réseau a connu une grande extension et que la société fait face à des disparités très importantes surtout à Nouakchott qui a connu ses dernières des extensions surtout dans les quartiers Tarhil.

Ensuite, il a signalé que la situation sera prise en compte et d’ailleurs des études sont en cours pour l’approvisionnement de toutes les villes du pays en eau potable et dans un futur proche, l’Etat va mettre fin aux bornes fontaines publiques et aux anciennes méthodes de distribution et de vente d’eau aux populations.

Les autorités…

Pour résoudre cette situation, la ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, a insisté sur la nécessité de la bonne préparation du projet d’eau potable et de l’assainissement dont le financement est prévu en collaboration avec la Banque mondiale.

Au ministère à Nouakchott, avec une mission de la Banque mondiale et toutes les directions et services concernés par la préparation et la mise en œuvre de ce projet au niveau du département, la ministre a insisté sur l’accompagnement et l’accélération du rythme des travaux eu égard à l’importance de ses retombées positives pour les citoyens dans les deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol et du Guidimagha .

Ce projet dit-elle, va permettre la réalisation et l’aménagement d’environ 200 réseaux d’eau potable les régions citées en plus de l’apport d’un appui institutionnel au département de l’hydraulique et de l’assainissement visant à renforcer les opérations de prospection et de gestion des ressources hydrauliques souterraines.

Alors que faire pour les autres villes?

Par R.FALL

 

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