Université: Le Dircab du Président piégé par des étudiants (Alakhbar Info)

La décharge d’ordures située dans le quartier des cimetières, dans la commune d’Arafat, est devenue un véritable problème de santé publique. Les habitants de cette zone de la capitale mauritanienne, sont exposés quotidiennement à de graves problèmes sanitaires, à cause de la pollution.

Cette décharge incinérée renferme des cadavres de toutes sortes d’animaux, des produits alimentaires et médicaments périmés, les poubelles de hôpitaux, des coiffeurs, des poissons pourris, des sacs en plastiques, des pneus, des feuilles d’arbres,…..

Une fumée épaisse provenant de cet unique dépotoir de la capitale, se dégage et se propage en permanence dans le quartier au grand dam des populations. Aujourd’hui, Les habitants sont partagés entre colère et sacrifice. Pourtant, les maladies rôdent à tout moment. Grippe, palu, asthme, rhume… voilà le quotidien des populations des quartiers de Carrefour Mosquée-Nour, Ghandahar, Kosovo, Riadh, Tarhil.

Mounina est une mère de famille, dont l’habitation jouxte presque la montagne de déchets « plus que toxiques». Assise sur un morceau de natte rongée par le temps, peau ridée, la jeune femme écaille des poissons au milieu d’une nuée de mouches que sa fille tâche de chasser à l’aide d’un éventail, quand nous l’avons rencontré. Pendant plusieurs jours, nous raconte-t-elle, elle vit sous la pollution de la décharge, au gré des saisons. Tantôt, c’est la fumée, tantôt les eaux des fosses septiques. Sa famille a souvent la grippe, la toux ou le paludisme, confie la mère de famille.

« Chaque fois on a la grippe. Les enfants tombent souvent malades du toux aigue, à cause des odeurs des ordures et des fumées nauséabondes», se désole-t-elle, précisant que pendant ces jours chauds, ils sont envahis par les nuages de mouches le jour et la nuit ce sont les moustiques et la fumée.

« Si la maladie causée par cette fumée s’ajoute à la pauvreté et la cherté de la vie, c’est la mort qui va s’en suivre » martèle Kadia, les larmes aux yeux.

Non loin, d’elle, Halima, ne cache sa colère en disant « cette poubelle est un décor triste pour une capitale ».

« S’il pleut aussi, les eaux usées provenant de cette montagne d’ordure viennent inonder complètement nos maisons. En plus une odeur exécrable vient nous envahir. Nous vivons dans la merde », crie Mahjouba, priant le président de la République de les secourir. « Les ordures, la fumée, les eaux des fosses déversées par les camions citernes des services d’assainissement nous fatiguent », s’écrie cette femme.

« On est tout le temps enrhumée », souligne, la voix hésitante, un vieil homme voisin à cette dame dont la peau dicte l’âge. Si c’est dans d’autres pays, observe le sexagénaire, l’Etat aurait envoyé aux populations exposées à de tels dangers, du lait ou d’autres produits pour prévenir les maladies pulmonaires. « C’est un devoir », dit-il, mais ici, poursuit-il, aucune autorité, personnalité politique n’est venue nous voir parce que ce n’est pas la période des élections.

O.S étudie dans une école professionnelle. Il dit être né dans le quartier. En lunettes de soleil, ce jeune élève « orphelin » de père et de mère, raconte qu’il a perdu tous ses parents là-bas, à cause du froid et de la faim dans cette Kebba, située à quelques encablures des cimetières.

« L’Etat doit se soucier de nous, en nous aidant à dégager ce dépotoir ici. On est tous exposé aux dangers des maladies respiratoires, souligne ce jeune l’étudiant, assied au milieu de ses amis.

Visage hirsute, est nouvellement venu dans le quartier de Ghandahar. Il lui a fallu peu de temps pour comprendre le danger permanent qui rôde dans la zone. « Ce que nous vivons ici est trop marrant. L’état dans lequel cette partie de Nouakchott est exposée est trop grave. La population est malade. Tout le monde est malade, tout le monde est contaminé,  mais chacun se recroqueville avec son petit mal », raconte-t-il.

Tout comme son voisin, il demande aux autorités de trouver un autre endroit où amener ce dépotoir. « On nous a dit mainte fois qu’il y a un espace réservé aux poubelles où transférer le dépotoir d’ici parce que le vent vient de l’Ouest on ne peut plus respirer ni le jour ni la nuit. Qu’est-ce qui les empêche de dégager le dépotoir ici », s’interroge-t-il, en accusant l’Etat de les exposer aux maladies.

Du côté de quartiers de Tarhil et Mellah des populations sont sur le point de quitter leurs maisons pour s’installer ailleurs en attendant que cette fumée cesse.

« Dès la tombée de la nuit, vous ne pouvez même pas distinguer un homme d’une femme, à cause de la fumée. Le gouvernement doit nous aider à déplacer cette décharge », s’exclame cette vieille grand-mère. Reste à voir si ces différents cris de détresse seront entendus par les autorités…

Aboubecrine Sidi

 

 

 

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