Tawary-Depuis presque une décennie en Mauritanie, après la proclamation des résultats des examens scolaires officiels, le choque causé par la note de délibération est devenue une tradition. Le constat général est que le niveau scolaire est en chute vertigineuse dans le pays. Pourtant, on a l’impression que rien n’est fait pour essayer de relever le niveau qui est déjà très bas.

Le processus d’enseignement et apprentissage implique plusieurs acteurs. En cas d’échec, chacun de ces derniers a sa part de responsabilité, en fonction de son degré d’implication dans le processus. La responsabilité de l’échec revient bien entendu à l’élève, mais celui-ci n’est que le dernier anneau d’une longue colonne qui commence dans le Ministère de l’Education Nationale, continue dans les établissements scolaires et se termine dans les maisons.

Si on peut comprendre que les pouvoirs publics et la direction en charge de l’organisation des examens essaient de contenter les parents en validant une réussite aux examens avec des notes peu supérieures à la moyenne, il est en revanche incompréhensible que les parents ne montrent pas plus d’exigence que cela en ce qui concerne la qualité de l’enseignement qui est dispensé à leur progéniture. Pire, le taux d’admission chute considérablement. A plus de 12 % seulement au baccalauréat sur le plan national cette année, tout le monde se réjouit, et les restent qui ont échoué ? C’est aux parents d’élèves de se poser cette question tout en sachant que ceux-ci, dans la plupart des cas, abandonneront au profit d’autres activités.

Depuis plusieurs années déjà, dans le pays, il existe une association nationale et des bureaux de parents d’élèves au niveau de chaque wilaya. Cette association est sensée accompagner les établissements dans leur mission éducative. Mais, elle n’existe pratiquement que de noms, car ne posant aucune action dans ce sens pour que les élèves et étudiants étudient dans de meilleures conditions. Elle assiste « impuissante » au bradage du système scolaire. Même si des centaines de millions de nos ouguiyas sont versés sous la rubrique des indemnités et des primes (craies, éloignement, direction, fournitures,…) le meilleur n’est pas encore acquis ? Pourquoi alors !

On s’étonne encore de voir des établissements scolaires où certains enfants prennent les cours dans des conditions détestables souvent à quatre par table. On s’étonne encore de voir des établissements du secondaire avec des classes de terminale de 90 à 100 élèves et plus. On s’étonne de voir des établissements sans enseignants professionnels, sans de la bonne craie, sans bibliothèque ni coin de lecture, avec des tableaux en mauvais état, sans bureau pour l’enseignant, etc.….

Même si ces problèmes sensibles peuvent être réglés par le département ou par l’administration de l’établissement, les parents à travers l’association des parents d’élèves, doivent proposer des solutions à leur niveau (car au final, ce sont leurs enfants qui ressortent abrutis de ces écoles qui altèrent plus qu’elles ne forment). En acceptant que leurs enfants reçoivent une éducation en chute, les parents ne se rendent-ils pas complices de leur échec autant à l’école que dans la vie ?

Selon un inspecteur de l’enseignement, un examen se prépare en début d’année scolaire. Si l’année scolaire se déroule mal pour une raison ou une autre (mauvais tableau, manque d’enseignants ou de matériel didactique, absences récurrentes ou incompétence des enseignants, absences incessantes des élèves, etc.), il est clair que les résultats des examens seront également plus que mauvais.

« Le plus déplaisant, c’est de voir des parents se réjouir en sachant que leurs enfants ont eu leur brevet avec 8 /20 de moyenne » martèle un professeur. Pourquoi l’association des parents ne s’est jamais levée pour dénoncer ces notes ? Les parents sont-ils heureux d’avoir des enfants diplômés mais incapables de former une phrase qui contienne moins des dizaines de fautes ou très mal formulée ? Seront-ils ravis d’avoir es enfants qui ne savent i poser correctement ou effectuer une addition ? S’interroge un observateur de la place.

Il est grand temps que les parents jouent pleinement leur rôle dans l’éducation des enfants en suivant de prêt le système scolaire. Ils doivent s’informer auprès des directions des écoles qu’elles soient publiques ou privées de la situation de leurs enfants. Car la présence du parent contribue pour le bon de l’enfant.

L’éducation et l’enseignement de qualité d’un enfant contribuent sans faute au développement de chaque famille et du pays tout entier. Alors il est temps que les choses changent pour le meilleur avant que le pire ne s’installe !

Aboubecrine SIDI

 

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