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Tawary-Investir dans les fast-foods est devenu un domaine fructueux pour bon nombre de jeunes plus particulièrement des maghrébins, en quête de gain rapide et sans trop de charges financières, mais surtout sans aucune notion d’hygiène, encore moins de gestion.

Depuis ces huit dernières années, l´ouverture de différents types de fast-foods, dans plusieurs coins de la ville de Nouakchott, a quadruplé. On ne dénombre pas moins de 560 à 600 fast-foods, les uns du type mini-restaurants, les autres du genre gargotes, mais tous avec la même vocation, la restauration rapide. Dans ces points de vente de produits de très large consommation, les sandwichs, les hamburgers, casse-croûtes frites, omelette, un café expresso, un thé, un Lipton au lait, une bouteille d’eau minérale fraiche , un jus d’orange, sont les plus sollicités. Le chawarma quant à lui, est très aimé depuis quelque temps, par une large clientèle. Cette dernière très pressée, recherchant du rapide à consommer, en un laps de temps. Fonctionnaires, employés de bureaux, étudiants, lycéens, collégiens, tous optent pour ces mini restaurants.

Le temps des restaurants chics, où un menu était présenté au client, qui avait le choix d´une variété de plats, où le garçon ou la fille en tenue exemplaire d’ailleurs propre, venait prendre la commande, est révolu. Aujourd´hui, c´est l´ère de la consommation d´un quelconque sandwich au comptoir, sans se soucier des dangers générés par le manque d´hygiène des cuisines, encore moins des tenues des employés surtout en cette période d’hivernage.

En effet, nombre de ces restaurateurs ou de gérants n´ont pas reçu aucune formation adéquate ni appropriée, et n´ont pas d´expérience dans la gestion de ce genre d´activités sensibles, qui exigent de strictes règles d´hygiène, d´autant qu´il s´agit là, d´éviter l’apparition d´éventuelles intoxications (empoisonnements) alimentaires chez les consommateurs, ainsi que la contamination par toutes sortes de virus.

Aujourd´hui, bien qu´il soit facile de vérifier l´hygiène de ces produits de bouffe rapide, par les soins des services médicaux et du bureau d´hygiène, il demeure néanmoins facile pour certains, d´échapper au contrôle. Plusieurs propriétaires et gérants de fast-foods ferment boutique, chaque fois qu´ils sont informés du passage des services de contrôle du ministère ou de la mairie.

C´est dire le danger que représente cette activité sensible, sur la santé, voire même la vie du consommateur (écoliers, ouvriers, chauffeurs de taxi), car ceux qui l´exercent ne semblent pas y prêter grand intérêt. Les jeunes se sont lancés dans ce créneau, aussi bien dans les quartiers huppés que dans la périphérie de la ville.

Les restaurants tenus par des guinéens (Diallo mafé) et des sénégalaises (thiébou ndar) qui, lors des années 1970 et 1989, faisaient la renommée des quartiers populaires (d’El Mina, Sebkha, Capitale, Ksar, Arrêt-bus, Médina 3), ont presque mis la clé sous le paillasson, cédant la place à cette nouvelle vague du commerce de la restauration tous azimuts. C´est l´ère d´une nouvelle race de businessmans, ces derniers cherchent immédiatement le bon endroit, la meilleure qualité de produits consommables, sans trop se préoccuper de la prestation de service, encore moins de l´état des sarraus du personnel. «Généralement, ce sont des commandes à emporter et donc le client n´a pas le temps de remarquer l´état des lieux...», dira Haba, propriétaire d´un fast-food situé en plein de la capitale. L´interlocuteur a mis en exergue la qualification du personnel, surtout lorsqu´il s´agit d´un commerce financé par l´un des dispositifs de l´emploi, comme le sien, financé par un homme d’affaires.

«Le personnel formé à la restauration devient cher, il préfère travailler dans de grands restaurants ou hôtels, car dans les petits restaurants comme le mien, la fourchette varie entre 60000 ou 65000 um /mois. Mes recettes ne me permettent pas d´engager un spécialiste dans la restauration à raison de 80.000 ou 100.000 UM, et puis ce type de personnel ne court pas les rues...» Khaled, plus ou moins conscient de ce genre d´activités ravissantes, nous dit que «ceux qui exercent cette activité n´ont pas la moindre notion de prévention, quant à la santé du consommateur, c´est pourquoi, il est rare de trouver des fast-foods disposant d´un aménagement adéquat et répondant aux normes, encore moins d´une équipe expérimentée et qualifiée. Néanmoins, la balle reste dans le camp du propriétaire ou du gérant, qui doit veiller à l´hygiène de son commerce, et du coup, à celle des clients...» Le constat est accablant dans une ville où la saison des pluies s’annonce surtout avec la chaleur qui étouffe.

Il est 16 h, ce mardi, Ahmed sort du restaurant le Terminus PIZZARIA, un plat à emporter à la main. Il déclare je suis un fidèle de ce restaurant, parce que ces plats sont bien préparés et délicieux. En plus, il a un personnel propre et compétent. Un peu plus loin, l'un des employés du restaurant "Le Prince", très occupé par la clientèle, nous confie, nous sommes fréquentés par de nombreux clients pendant toutes les heures et nos services sont bien appréciés.

C´est dire que l´extension du style de la restauration rapide, à travers la croissance exponentielle du nombre de fast-foods, n´est plus un fait inédit, ce sont plutôt les insuffisances qu´ils enregistrent, qui demeurent un phénomène alarmant.

A.SIDI de retour des fast-foods de Nouakchott

 

 

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