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Adi Kane Diallo plus connu sous le nom de « Adiouza » est la fille du célèbre chanteur Ousmane Diallo de son nom d’artiste Ouza Diallo, connu pour son franc-parler et le combat qu’il mène contre l’injustice. Adiouza s’est produite pour la première fois en Mauritanie dans le cadre de la 5ème édition du festival « Assalamaleykoum Hip Hop » qui s’est déroulée à Nouakchott du 21 au 29 juin dernier.
Sa formidable prestation lors de la clôture de ce festival le 29 juin dernier au stade Ksar de Nouakchott a ébloui le public mauritanien. Au cours de cette soirée inoubliable, Adiouza a littéralement volé la vedette en interprétant deux morceaux phares «  Madou Sarr et Samba MBalax » qui ont tenu le public mauritanien en haleine.
Nous l’avons rencontré en marge de ce festival, où elle s’est prêtée de bonne grâce à cet exercice en répondant sans détour à toutes nos questions relatives à son séjour en Mauritanie,  ses projets… Nous vous proposons, ci-après l’intégralité de cette interview exclusive.

 

Tawary : Bonjour Adiouza, vous êtes à Nouakchott aujourd’hui dans le cadre de la 5ème édition du festival « Assalamaleykou Hip Hop ».  Pour nos lecteurs qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous vous présentez et nous parler un peu de votre parcours ?

Adiouza : Je m’appelle Adiouza, fille d’un grand chanteur sénégalais Ouza Diallo. J’ai commencé la musique depuis 2003 mais j’étais parti en France pour étudier la musique après le bac a la suite j’ai obtenu mon master 2 en ethnomusicologie. Apres ça je suis retourné à Dakar pour sortir mon premier album qui s’intitulait Madou. Un album composé de 11 titres et voila actuellement je suis entrain de préparer  mon deuxième album.

Tawary : C’est votre première visite en Mauritanie. Vous avez surement entendu parler de ce pays car nous sommes après tout voisins qui partagent beaucoup de choses ensemble. Mais connaissez-vous également la musique mauritanienne ?

Adiouza : Oui j’entendais parler de certaines chanteuses mauritaniennes qui m’ont vraiment marquée, j’ai même une fois assisté à un concert de l’une d’entre elle au centre culturel français Blaise Senghor de Dakar mais malheureusement je n’ai pas retenu son nom. En tout cas elle chantait hyper bien et j’avais beaucoup apprécié. Bref j’aime bien la musique mauritanienne car dans le cadre de ma musique, mes recherches je les centre sur la musique traditionnelle et j’aime bien ce coté traditionnelle de la musique mauritanienne qui est extraordinaire. Donc en quittant Nouakchott je compte bien acheter beaucoup  de cd’s pour étudier, m’inspirer, pour voir comment sont composés les mélodies, le rythme…  Ceci me permettra de bien découvrir la musique mauritanienne. Ce festival me donne une occasion rêvée pour cela. J’ai toujours désiré jouer ici, d’ailleurs les tractations ont commencée depuis longtemps, depuis exactement la sortie de mon premier album « Madou » mais malheureusement cela n’a pu se faire. Le festival Assalamaleikoum me donne  cette opportunité donc je remercie Monza de m’avoir invité, d’avoir pensé à moi, c’est un grand plaisir de jouer en Mauritanie.

Tawary : Nous avons souvent remarqué dans vos chansons des sonorités venues d’ailleurs et en même temps vous essayer aussi de les accoupler avec votre Musique traditionnelle, le « MBalax ».  Pourquoi ce goût pour la diversité des styles musicaux et cette interconnexion entre les cultures ?

Adiouza : Au fait, moi mon concept a toujours été d’aller écouter d’autres musiques et essayer de les mélanger avec le Mbalax , faire du métissage, je crois beaucoup au métissage parce que ça apporte toujours quelque chose de beau et je crois en l’homme en l’être humain avant même la race et la religion. Donc ça c’est un concept qui me tient à cœur par exemple dans le titre Nobel qui figure dans mon premier album, c’est une chanson d’opéra  Carmen que j’ai essayé de transformer en Mbalax et Samba –Mbalax aussi j’ai été jusqu’en Brésil pour faire ces recherches et tenter de fusionner avec le Mbalax. En somme ça c’est vraiment mon style et dans l’album qui va venir il y aura vraiment cette touche là. Je suis tout le temps à la recherche d’autres sonorités pour faire un peu la différence avec notre Mbalax local. Donc on peut dire c’est ma particularité c’est mon style.

Tawary : Pourrions-nous voir un duo entre Adiouza et une chanteuse mauritanienne ?

Adiouza : Comme c’est ma première fois ça va être un peu juste, mais j’y pensais, j’y pense depuis longtemps je ne savais pas comment aller se faire les connexions. Mais mon plus grand souhait c’est de faire un duo avec un artiste mauritanien. Maintenant je vais demander autour de moi. En tout cas cela fait partie de mes projets.

Tawary : On remarque aussi que malgré le développement de la musique, les préjugés demeurent toujours notamment pour les filles qui pratiquent ce métier. Comment faites vous pour lutter contre ces préjuger et faire en sorte que ces gens voient surtout la musique comme un métier noble ?

Adiouza : Voila tu sais les préjugés dans la musique ca ne date pas d’aujourd‘hui, c’est du temps de mon père et jusqu'à présent ça continue. C’est la raison pour laquelle les hommes croient que les femmes artistes sont de mœurs légères donc ils ne nous prennent pas au sérieux, ils nous présentent comme leur trophée. C’est pour ça dans ce milieu il faut savoir où mettre les pieds et savoir ce qu’on veut vraiment sinon c’est très difficile d’essayer de se faire un nom en tant qu’artiste. Dès qu’ils voient une fille ambitieuse, les gens te prêtent tous les noms. Nous n’avons pas une bonne réputation mais c’est vrai que certaines artistes ne facilitent pas les choses on les voit dans des trucs malsains donc « moy lolou quoi »… De toute manière de mon coté j’essaie tout le temps de montrer qu’on peut être artiste et avoir une vie saine. En tout cas c’est mon but.

Tawary : Est-ce que vous y arriver, lorsqu’on voit certaines personnalités qui aiment s’afficher à vos côtés ?

Adiouza : Nous sommes des portes voix, nous représentons le Sénégal partout dans le monde, je refuse d’être là  pour amuser la galerie, pour le bonheur des grands hommes. Moi j’ai choisi la musique comme métier je veux gagner ma vie a travers la musique et je suis sérieuse dans ce que je fais. Je ne veux pas entrer dans ce délire People, m’étaler avec certains gens pour qu’on parle de moi ce n’est pas vraiment mon truc.

Tawary : Beaucoup de rumeurs courent sur votre vie amoureuse. On parle souvent de vous, comme la douce moitié d’un grand homme d’affaire gambien ou d’autres de la même pointure. Qu’en est-il exactement ?

Adiouza : Voila au fait je n’ai rien à dire, tant je sais que ce n’est pas vrai je n’ai pas a me justifier.  D’ailleurs il y un grand journaliste qui me disait « arrêtes de te justifier c’est ta vie privée tu en fais ce que tu veux ». Je lui disais c’est même pas vrai ce qu’ils disent donc je les laisse parler et je fais ce que j’ai à faire.

Tawary : Actuellement, quels sont vos projets à venir ?

Adiouza : Sortir mon album déjà c’est le projet le plus imminent vers la Korité, et le reste viendra avec le temps les concerts, les tournées … ça viendra.

Tawary : Et le mariage, vous arrive-t-il d’en pensez ?

Adiouza : (Rires) le mariage je le laisse a Dieu, c’est le destin, le jour ou il le décidera je me marierai.

Tawary : Le profil idéal, pourrait aussi être un mauritanien ?

Adiouza : Oui pourquoi pas, pourquoi pas moi je crois en l’homme avant la race et la religion.

 

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